La Collection

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« La Collection » repose sur deux principes : l’un littéraire, l’autre graphique. Le principe littéraire : puiser dans le patrimoine littéraire – passé et présent – des textes adaptés aux jeunes lecteurs, puis les mettre en images en faisant appel à des illustrateurs contemporains, qui leur apportent leur vision et leur donnent un visage neuf. « La Collection » veut offrir une porte d’entrée aisée vers la littérature ; montrer qu’elle est bien vivante et qu’elle a toujours quelque chose à nous dire, qu’elle peut nous toucher, nous faire rire, nous interroger, nous inspirer. Le principe graphique : un jeu et une contrainte sont proposés aux illustrateurs : un temps très court – une semaine seulement – pour poser leur regard sur ces textes, et réaliser des images avec une palette limitée à 3 ou 4 couleurs. Cet exercice de rapidité permet une vivacité de réaction, oblige à trouver vite la bonne idée et l’image juste, un peu à la manière des dessins de presse.

 

Les titres de « La Collection » :

Histoires naturelles, Jules Renard & Jean-François Martin.

Petit jardin de poésie, Robert-Louis Stevenson & Ilya Green.

Nicolas le Philosophe, Alexandre Dumas & Christophe Merlin.

Histoires Naturelles, Jules Renard & Jean-François Martin.

La Valse de Noël, Boris Vian & Nathalie Choux.

 

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Une minute avec…

ILYA GREEN

On a l’habitude de vous voir utiliser une large palette de couleurs vives, acidulées ou pastel. Comment avez-vous choisi vos trois couleurs ?
La contrainte était assez difficile, compte tenu de la large palette de couleurs que j’utilise habituellement. J’ai choisi des couleurs que j’ai trouvé intéressantes à travailler à ce moment-là. Un jaune moutarde un verre sapin et une sorte de corail puisque la contrainte était de travailler avec une palette limitée à 3 teintes. Ensuite, n’ayant pas fait la colorisation moi-même, la façon d’utiliser ces trois teintes est très différente de ce que j’aurais pu faire moi-même, c’est aussi ce qui change par rapport aux couleurs qu’on a l’habitude de voir dans mes dessins.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet ?
Le projet m’a été proposé par Christian Demilly, qui était l’éditeur d’Autrement Jeunesse avant que celle-ci ne disparaisse. C’était une maison d’édition qui faisait de supers beaux livres, et nous avions un projet sur le feu avec Christian Demilly il y a quelques années, qui n’a jamais vu le jour. Quand il m’a proposé de travailler sur ces textes de Stevenson, j’étais enthousiasmée par le fait de faire un projet avec lui, car j’ai beaucoup d’admiration pour son travail d’éditeur chez Autrement.

Comment l’avez-vous abordé ?
Simplement, comme cela l’était proposé par les contraintes de temps (1 semaine),

Connaissiez-vous le classique proposé ?
Non, et à vrai dire, à la première lecture le texte m’est un peu tombé des mains, le style était assez lourd et ampoulé pour aborder des sujets plutôt enfantins et légers… comme il s’agissait d’une traduction, je suis allée voir le texte original qui m’a semblé beaucoup plus intéressant en terme d’écriture, et ayant une forme plus cohérente avec le sens des textes. Christian Demilly a proposé de retraduire le texte pour y insuffler la légèreté et l’espièglerie que l’on trouve dans le texte de Stevenson, je pense qu’il a parfaitement réussit à redonner à ces textes leur dimension enjouée et enfantine.

Est-ce que vous avez exploré une nouvelle facette de votre travail ?
Pas vraiment, si ce n’est de confier les choix de couleurs à Alice, qui a proposé une colorisation très différente de ce que j’aurais fait mais qui m’a semblé intéressante. Une façon collective de faire l’image en quelque sorte !

Quel souvenir en gardez-vous ?
C’était une expérience intéressante, cependant la couleur étant une partie importante de mon travail, c’était assez déstabilisant aussi, et le projet me semble un projet collectif au niveau de l’illustration, ce qui est intéressant aussi en soi.

NATHALIE CHOUX

Vous êtes habituée à travailler pour la presse et la publicité. Est-ce qu’il y a des similitudes de cadre et de règles avec le principe de La Collection ?

Oui je travaille pour la presse et la pub mais il y a aussi des contraintes dans l’édition, ne serait ce que le format par exemple. Dans cette collection, la contrainte -si contrainte il y a – était un jeu graphique à respecter, ce qui est plutôt intéressant et source de créativité en ce qui me concerne

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet ? Comment l’avez-vous abordé ?
j’ai été durant mon adolescence une inconditionnelle des romans de Boris Vian. Ça faisait longtemps que je n’avais pas relu cet auteur alors c’est avec bonheur que je me suis replongée dans son univers.

Connaissiez-vous le classique proposé ?
Non, je ne connaissais pas ces textes, ce qui est d’ailleurs le principe de la collection , non?

Est-ce que vous avez exploré une nouvelle facette de votre travail ?
J’ai peu la habitude de travailler en noir et blanc, j’ai apprécié la spontanéité que ce travail induit et j’ai trouvé très agréable d’illustrer des chansons/poèmes car j’ai surtout l’habitude d’illustrer des albums fictionnels.

Quel souvenir en gardez-vous ?
Pour l’occasion, j’ai découvert l’appartement de Boris Vian ce qui reste une visite peu commune ! L’autre surprise a été de découvrir mes images mises en couleurs par quelqu’un d’autre que moi et c’est plutôt étrange comme impression!

 

JEAN-FRANCOIS MARTIN

Vous avez participé au lancement de La Collection. Plus dur, plus amusant, plus expérimental de se livrer le premier à un défi artistique ?
Très excitant.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet ? Comment l’avez-vous abordé ?
Ayant participé à la conception de la collection, j’étais pressé de l’expérimenter.

Connaissiez-vous le classique proposé ?
Oui, mais pas dans le détail.

Est-ce que vous avez exploré une nouvelle facette de votre travail ?
Sur tout un album, oui. J’ai utilisé une technique que j’avais déjà développé sur des one-shot.

Quel souvenir en gardez-vous ?
Un beau livre et une semaine dense et intense en réflexion et en travail.

Une anecdote au sujet des contrats de Jules Renard qui me fait mourir de rire.

(si j’évoque la conception de la collection, la mise en couleur avec Alice et plus… magnifique !)

 

VALERIA VANGUELOV

Vous éditez déjà au sein de votre catalogue de grands classiques comme Pierre Gripari, Raymond Briggs, Peter Sis ; la série des Grands lecteurs ou Monsieur chat.

Comment est née La Collection ? Était-ce une évidence ? Une continuité de votre fonds ?

La Collection, en effet, s’inscrit dans une continuité naturelle de la ligne éditoriale que Grasset-Jeunesse poursuit ses débuts : grands auteurs, grands illustrateurs, audace graphique, beaux objets et livres offrir, s’offrir et à partager entre générations…Quand Brigitte Stéphan en a eu l’idée, c’est avec évidence que nous l’avons accueillie, enthousiasmés également par ses aspects ludiques, surprenants et esthétiques.

Vous publiez 1 ou 2 titres par an. Comment sont accueillis les albums ? Y-a-il un effet collection ? Ou plus une réaction selon les textes choisis ?

Les ouvrages de La Collection se distinguent d’emblée par leur format, leur jaquette, leur palette de couleurs… Ils attirent et étonnent. Une collection a besoin de temps pour s’installer, et si « La Collection » commence à être identifiée et reconnue, chacun de ses titres individuellement attise la curiosité de ses lecteurs soit par le choix des textes, soit par le travail de l’illustrateur. Mais lorsqu’on les voit réunis les uns à côté des autres dans une bibliothèque, force est de constater qu’ils donnent envie de… les collectionner !

Bientôt 5 albums, tous différents, esthétiques et pourtant une belle unité graphique ! Votre ressenti aujourd’hui ? Un événement prévu ?

Jules Renard, Boris Vian, R.L. Stevenson, Alexandre Dumas : c’est pour moi merveilleux de réunir aujourd’hui au sein de notre catalogue ces auteurs magnifiques qui m’ont bercée, enfant ! Je suis très fière de la façon dont La Collection se développe, et de l’enthousiasme des illustrateurs qui y participent, et de l’accueil qui est réservé à ces livres.De nombreux libraires nous soutiennent, et nous leur préparons d’ailleurs une petite surprise… sous la forme d’un chouette concours de vitrine !

 

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